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24.01.2009
« Nouvelles Régions » Eldine RONDOLINO
DU 20 janvier au 15 février 2009
Eldine Rondolino est native de l’île de la Réunion, elle grandi et étudié dans le sud de la France pendant ses 23 premières années.
Après ses études, elle décide de retourner sur son île pour y retrouver ses racines, origines, des traces… Durant ces sept années, elle enseigne les arts plastiques
au collège, découvre les gens, s’enrichit des codes de vie de l’Océan Indien..
Mais un sentiment de non-appartenance, d’être entre deux cultures (française
et réunionnaise) se fait ressentir alors le besoin de partir pour de nouvelles contrées (Europe : République tchèque) s’impose.
A Olomouc, elle devient intervenante culturelle sur les civilisations réunionnaises, programmatrice de musique francophone, c’est alors que ses deux cultures : française et créole ne font plus qu’Une.
C’est sur cette terre étrangère (République tchèque) que se révèlent ses intentions plastiques et conceptuelles.
« Bricoleuse picturale », ainsi aime se définir Eldine Rondolino. Collectionneuse
de papiers de la vie quotidienne, son travail se tourne entièrement vers les deux dimensions. Peinture et papiers imprimés animent les surfaces ; l’une pour
sa matière, les autres pour leurs associations ludiques d’idées en images,
tels des rébus fantaisistes…que le spectateur déchiffre à sa guise.
A travers les assemblages d’images usuelles, banales, les peintures épurées scotchées qui sont des images innées, la révélation d’une certaine naïveté fantasmée paraît essentielle.
Les techniques mixtes s’imposent dans le travail de la Bricoleuse : les mélanges collage/peinture, graphisme/matière, sont des effets contrastés qui constituent
son nouveau magma.
Pour Eldine Rondolino, la tache de peinture est une image-innée.
Nouvelles Régions nous proposent des œuvres, résultats de la fusion entre
le support, le corps et la peinture (la matière). La trace du corps devient territoire
et dès lors le territoire est notre corps.
Un langage primaire est utilisé pour laisser apparaître le suc de la peinture entre tissu humain, support textile et textuel, le côté essentiel, brut, spontané.
Les couleurs primaires, les impressions, les effets de matières se fossilisent
pour produire de nouvelles régions : nouvelles car imaginaires, nouvelles
car inachevées, nouvelles car artificielles (artefact)…
Sous des airs de Cartes mémoire, des signes, des puces électroniques regorgent… presque devenus des TiCs visuels dits les signaLéTiCs.

Parfois ces puces se déclinent en insectes, en reptiles désabusés pour laisser trace.
00:13 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : peinture, art, expos, nantes, arts mel'





Commentaires
C'est une artiste que je ne connaissais pas, elle a l'air intéressante !
Ecrit par : Valentine | 29.01.2009
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