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29.03.2007
SLAM et Poesie
Fournaise du présent
Texte de Patricio ROJAS SAN MARTIN, inspiré par des toiles d'Armen Saakyan
Dans les nuages ...
Tu ne rêveras ni de pêche Melba,
Ni de fraise à la crème,
Ni d'oursins dans leur propre jus.
Là-haut dans les nuages ...
Tu ne t'inquiéteras pas de l'heure qu'il est,
Ni du temps qu'il fait,
Ni du malheureux sort des chiens abandonnés.
Lorsque tu iras te blottir entre les plis
Du velours des cieux,
Tu ne te soucieras point

De l'ulcère gastrique qui taraude ton bide,
Ni du découvert astronomique de ton compte bancaire.
Dans les nuages, dans les nuages ...
Embarque-toi dans ton rêve,
Défie la pesanteur et la durée.
Dans les nuages, dans les nuages ...
Passe au paradis, de long en large, ta vie.
Editions du Pachyderme
Mars 2007
Patricio Rojas San Martin
08:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poesie, slam, peinture, art, artiste, femme, feminité





Commentaires
Peinture et poesie- Who can ask for more ?
Doreen
Ecrit par : Doreen | 17.03.2007
Visite surprise et bonne Surprise ! S.
Ecrit par : S.D | 17.03.2007
Un mélange de couleurs ravit nos yeux ébahis. Traits tortueux, incrustés dans les toiles nous guident vers la découverte et l’inconnu !
Très bonne surprise
FONKYNYKO
Ecrit par : FONKYNYKO | 17.03.2007
En fait vous êtes toutes des princesses.
Michel
Ecrit par : Michel | 18.03.2007
le feu intérieur
technique de la terre brûlée
renaître de ses cendres
Ecrit par : andrée | 13.04.2007
Merci Andrée pour la beauté de tes textes. J'en ai un pour vous, inspiré pour le tableau ci-dessus, intitulé "Liberté" et réalisé par Armen SAAKIAN
Rouge...
Rouge comme l'était cette passion qui l'avait submergée.
Féline et sanguine, elle avait osé goûter un fruit qui lui était défendu.
Il sentait les épices magenta et les pastels. Mogador était la ville qui avait vu naître ses ancêtres.
Une palette de tempêtes s'abattit sur elle. Des colères de couleurs, lorsque cela se sut.
En effet, le sculptural éphèbe maîtrisait l'art exquis
des esquisses!
Aucun nuancier ne put alors, iriser son coeur.
Et c'est un jet vermillon qui s'échappa de ses lèvres, lorsque dans un dernier souffle, elle expia.
Son nom était Sepia...
Alexandra dite Armelle
Ecrit par : Armelle | 13.04.2007
Merci pour votre attention à mon incursion
Ce serait épatant que les femmes expriment plus
leurs perceptions leurs émotions leurs rebellions
Ce n’est pas la beauté qui m’est apparue dans le peu que
j’ai pu voir au travers de mon écran qui sans doute ne me
donne pas la matière la couleur la surface la grandeur…
des œuvres de Armen Saakian…
Ce que j’ai vu c’est le drame féminin…
révélateur du drame humain…
J’ai lu votre poésie avec attention….
vous faites expier la figure féminine…
elle paye le prix de sa liberté…
Découvrant le tableau « Liberté », j’avais en tête un texte
qui se terminait par « on ne meurt pas debout…couche-toi et brûle… »…
une manière d’abréger la torture…
Puis j’en ai écrit un autre :
« sous la cendre
quelle est cette caverne
où les chevaux s’emballent
l’ocre se liquéfie
rougeoyant sous les braises
la sanguine est en pleurs
sa peau qui s’élastique
ruisselle sous la chaleur
les flammes sont à l’assaut
des formes qui luisent
comme cuisant souvenir
la danse est fantastique
sous les mains fébriles
qui pétrissent le corps
te voilà comme amphore
ainsi que dans un four
l’argile se pétrifie
bleuissant de douleur
les cuivres tonitruants
dilatent l’atmosphère
te voilà sous la cendre
découvrant ton trésor
je déverse sur toi
l’eau de ma fontaine
le raku qui s’irise
révèle des noirs d’or
andrée. (03.04.07) »
Il semble que nous ayons entrevu la rédemption
par l’art..quelque chose de plus ou moins palpable
suivant notre besoin d’auto-rassurance…
Bonne continuation…
Bravo pour votre chaleureuse énergie…
Andrée
Ecrit par : Andrée | 18.04.2007
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